La Coalition pour une Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), dirigée par Pascal Affi N’Guessan également président du front populaire ivoirien (FPI), a exprimé, jeudi 25 juin, ses réserves sur la méthode adoptée par le gouvernement dans le cadre de la réforme de l’organe chargé des élections.
Au cours d’une conférence de presse tenue au siège du FPI à Abidjan, l’ancien Premier ministre a estimé que la rencontre organisée le 22 juin à la Primature relevait davantage d’une communication gouvernementale que d’un véritable échange avec les acteurs politiques.
Selon lui, le Premier ministre a dressé un constat sévère des crises électorales qui ont marqué la Côte d’Ivoire depuis 2000, tout en présentant ces mêmes scrutins comme des signes de la vitalité démocratique du pays. Une contradiction que le président de la CAP-CI juge difficile à comprendre.
Pascal Affi N’Guessan a également contesté l’analyse du gouvernement sur les causes des tensions électorales. Pour lui, les difficultés rencontrées par l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI) trouvent principalement leur origine dans son manque d’autonomie vis-à-vis du pouvoir politique.
L’opposant estime que la confiance dans le futur dispositif électoral ne pourra être obtenue que si les principes de neutralité, d’impartialité et de transparence sont garantis à toutes les étapes du processus.
La CAP-CI s’interroge par ailleurs sur les conditions d’organisation de la rencontre de la Primature. La coalition déplore notamment l’absence d’explications sur les critères ayant présidé au choix des participants et regrette que certaines formations politiques aient été écartées.
Tout en se disant favorable à une réforme du système électoral, la plateforme d’opposition appelle à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif réunissant l’ensemble des forces politiques et des organisations de la société civile.
Pour la CAP-CI, la crédibilité des prochaines élections dépendra avant tout de la capacité des autorités à construire un consensus autour du futur organe électoral.
Yves Kouassi



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