Jean-François Kouassi, président du Mouvement des jeunes de Côte d’Ivoire, a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de sa comparution devant le parquet, le lundi 12 janvier 2026. Il est poursuivi pour trouble à l’ordre public, diffamation, divulgation de fausses informations sur les réseaux sociaux et dénonciation calomnieuse.
Cette procédure judiciaire intervient dans un contexte marqué par une vive controverse autour des concours administratifs, en particulier le concours de recrutement exceptionnel des agents d'encadrement des douanes ayant conduit à l’admission de plus de 400 candidats dans la fonction publique.
Jean-François Kouassi s’était publiquement exprimé sur ce dossier, dénonçant ce qu’il présentait comme des pratiques de népotisme et de recrutements occultes au profit de proches de personnalités politiques.
Le 8 janvier 2026, il a été interpellé lors d’un sit-in organisé au Plateau, à Abidjan, avant d’être conduit au commissariat du 1er arrondissement aux environs de 18 heures, puis à la préfecture d’Abobo et transféré depuis hier au Pôle Pénal d'Abidjan. Une arrestation perçue par nombre d'observateurs comme une atteinte à la liberté d'expression.
Au cœur de ses accusations figurait notamment l’ancienne ministre d’État Anne Désirée Ouloto, qu’il mettait directement en cause dans l’organisation de supposés recrutements secrets de plus de 400 admis au sein de l’administration publique.
De son côté, le ministère de la Fonction publique a fermement rejeté ces allégations. Dans ses communications officielles, il affirme que le concours de recrutement exceptionnel s’est déroulé dans le strict respect des procédures en vigueur, sous la supervision des structures compétentes. Le ministère dénonce des accusations infondées, susceptibles de porter atteinte à la crédibilité de l’administration et à la confiance des citoyens.
Timothé Guei




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