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CONVOCATIONS DE SES CADRES À LA POLICE/L'OPPOSITION DÉNONCE UNE MANŒUVRE AUTOUR DES LÉGISLATIVES (COMMUNIQUÉ)

POINT DE PRESSE  DU FRONT COMMUN RELATIF A LA CONVOCATION DES CADRES DU PPA-CI ET DU PDCI

 

Le présent point de presse porte sur la convocation des Cadres du FRONT COMMUN à la Préfecture de Police d’Abidjan.

 

                        I -  LES FAITS

 

Les 27 et 28 octobre 2025, des Cadres du PDCI RDA et du PPA-CI, les deux partis politiques qui forment le Front Commun, ont été convoqués à la Préfecture de Police d’Abidjan.

Il s’agit, pour le PDCI RDA, de Messieurs :

 

1- Noel Akossi Bendjo, ancien maire du Plateau, Coordonnateur général des activités du PDCI RDA, Coordonnateur du Comité de pilotage du Front commun

 

2- Sylvestre Emou, Député- Maire de Port-Bouët, Secrétaire exécutif, Chef du Secrétariat exécutif du PDCI RDA

 

3- Augustin Dia Houphouet Yohou, Député de Yopougon

 

4- Alain Cocauthrey, ancien ministre, Directeur de cabinet du Président du PDCI RDA

 

5- Roger M’bia, Directeur Général du PDCI RDA, Coordonnateur du Comité opérationnel du Front Commun

 

6- Jean Kouakou Gnrangbé, ancien maire de Yamoussoukro. Sénateur, Haut Représentant du Président du PDCI RDA dans le District de Yamoussoukro

 

7-Georges Philippe EZALEY , ancien maire, membre du comité de pilotage du Front commun, Vice-Président Conseil spécial du Président du PDCI

 

Pour le PPA-CI, ce sont Messieurs et Madame :

 

1- Docteur Assoa Adou, 81 ans, ancien Ministre, ancien Député, premier Vice-Président du PPA-CI, emprisonné de 2015 à 2018 ;

 

2- Professeur Hubert Oulaye, ancien Ministre, Député de Guiglo Sous-Préfecture, Président du Groupe Parlementaire PPA-CI, deuxième Vice-Président du PPA-CI ;

 

3- Docteur Koné Katina, ancien Ministre, Président du Conseil Stratégique et Politique du PPA-CI ;

 

4- Professeur Dano Djedje Sebastien, ancien Ministre, ancien Député, Président Exécutif du PPA-CI ;

 

5- Tcheidé Jean Gervais, Député de Blolequin, Secrétaire Général du PPA-CI, porte-parole adjoint du PPA-CI ;

 

6- Damana Adia Pikas, deuxième Vice-Président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI, Coordonnateur opérationnel du Front Commun ;

 

7- Sehi Gaspard, Préfet Hors Grade, Ex Directeur Général de l’Administration du Territoire, Député de Facobly-Sémien, Membre du Conseil Stratégique et Politique du PPA-CI ;

 

8- Michel Koudou Gbagbo, Député de Yopougon, Secrétaire Vice-président exécutif du PPA-CI

 

9- Sam Etiassé Jean- Baptiste, ancien préfet, membre du Conseil Stratégique et Politique du PPA-CI ;

 

10- Maître Habiban ni Touré, Avocate au Barreau de Paris, Chef de Cabinet du Président Laurent Gbagbo, Porte parole du PPA-CI et du Front Commun ;

 

11- Demba Traoré, représentant du PPA-CI à la CEI ;

 

12- Fadiga Kassoum, ancien Directeur Général de PETROCI ;

 

13- Zerehoué Yoro Edouard, 80 ans, absent des activités du Parti depuis 4 ans pour raisons de santé.

 

ANALYSE ET COMMENTAIRES

 

Comme on le voit, les personnalités convoquées sont, pour la plupart, des proches collaborateurs des Présidents Laurent Gbagbo et Cheick Tidjane THIAM. Ces cadres assument, aux côtés de leurs Présidents respectifs, la direction au quotidien des deux plus grandes formations politiques de l’opposition que sont le PPA-CI et le PDCI RDA.

Il convient de rappeler que ces convocations ne sont pas des cas isolés.

En effet, plusieurs mois avant le braquage électoral du 25 octobre, le régime RHDP s’est évertué, méthodiquement, à arrêter ou  tout simplement à faire enlever, par des personnes encagoulées, au mépris du respect des droits les plus élémentaires des citoyens, plusieurs personnalités de l’opposition, qui croupissent encore aujourd’hui dans les prisons du régime après des jugements expéditifs.

Notre pays est ainsi devenu, et ceci depuis 2011, une prison à ciel ouvert, où la moindre voix discordante, qui ne se joint pas aux louanges de Monsieur Alassane Ouattara, expose son auteur à des poursuites judiciaires.

C’est le lieu d’appeler le regard  de la communauté internationale, de tous ceux qui à tort ou à raison, (plus à tort qu’à raison), ont parrainé  l’accession controversée de Monsieur Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, sur la dictature violente qu’il impose au peuple ivoirien depuis son arrivée au pouvoir en avril 2011, lui qui se présentait comme le chantre de la démocratie, de défense et de la promotion des droits de l’homme.

Les manœuvres actuelles d’intimidation interviennent juste après le constat amer du fiasco électoral par lequel il voulait enfumer, comme d’habitude, l’opinion internationale, d’une part, et d’autre part, à quelques semaines des élections législatives.

Les résultats de l’élection présidentielle montrent à suffisance que malgré la manipulation des chiffres, le régime RHDP est bien conscient qu’il n’a pas la majorité du peuple ivoirien avec lui.

Il craint donc une large défaite aux législatives, même dans son fief du septentrion,  ce qui affaiblirait ce quatrième mandat dont le peuple ne veut pas.

La stratégie est donc d’empêcher les Cadres du Front Commun, Députés sortants ou personnalités influentes dans leurs régions, de se porter candidats aux prochaines élections législatives par une mise sous contrôle judiciaire.

Par ailleurs, il apparaît de plus en plus clairement que l’objectif principal du Président du RHDP est de mettre sous l’éteignoir les principaux partis de l’opposition que sont le PDCI RDA et le PPA-CI, dans l’espoir de ramener la Côte d’Ivoire à la triste époque du parti unique, dont il est visiblement nostalgique.

Dans cette optique, nous n’excluons pas, qu’après avoir arrêté tous les Cadres du Front Commun, l’étape suivante soit de s’en prendre aux Présidents Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam.

Au total, le Front Commun voudrait rappeler à ses militants et sympathisants, aux ivoiriennes et aux

ivoiriens, ainsi qu’à la Communauté internationale, qu’il reste opposé au quatrième mandat inconstitutionnel, illégal de Monsieur Alassane Ouattara et que rien ne saurait le détourner de cette exigence constitutionnelle.

Il convient, tout de même, d’indiquer qu’au moment d’entamer ce point de presse, il nous est revenu que les poursuites engagées contre les cadres du Front commun PPA-CI PDCI RDA seraient suspendues.

En attendant la confirmation de cette information le Front Commun demande au régime RHDP d’éviter d’exacerber les vives tensions qui plombent actuellement l’atmosphère sociale et de procéder à la libération sans conditions de toutes les personnes arrêtées et incarcérées à l’occasion des manifestations pacifiques de l’opposition contre le 4eme mandat anti constitutionnel de Monsieur Alassane Ouattara.

Les Présidents Laurent GBAGBO et Cheick Tidjane THIAM demeurent toujours ouverts au dialogue, la seule voie raisonnable pour régler les contradictions internes dans un pays, restaurer la cohésion sociale et préserver la stabilité et la paix.

En tout état de cause le Front Commun PPA-CI PDCI RDA invite  ses militants, toutes les organisations de la société civile et l’ensemble des démocrates ivoiriens à rester mobilisés et attentifs aux mots d’ordre à venir.

Le combat pour la restauration de l’état de droit et de la démocratie se poursuit.

 

Fait à Abidjan le 29 octobre 2025

 

 LE FRONT COMMUN

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présidentielle en Côte

Front commun PPA-CI pdci-rda

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législatives

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