Une rumeur persistante, relayée sur les réseaux sociaux ces derniers jours, a affirmé que l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, se cacherait dans une paroisse catholique des II Plateaux, à Abidjan. L’Archidiocèse d’Abidjan, par l'intermédiaire de l'Abbé Augustin Obrou, chef du Bureau de communication, a réagi officiellement par un communiqué.
Une rumeur jugée infondée
Dans ce texte, l’Archidiocèse affirme de manière « formelle et sans ambiguïté » que cette information est totalement fausse. « Aucune paroisse, aucun presbytère, aucun lieu d’hébergement dépendant de l’Archidiocèse d’Abidjan n’abrite Monsieur Guillaume Soro », précise le communiqué.
L’Église catholique met également en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de ses lieux de culte ou de ses structures à des fins politiques ou partisanes.
Un appel à la vigilance et au calme
Le diocèse invite les internautes, les médias et l’ensemble des citoyens à se montrer responsables dans le partage d’informations sensibles. « La propagation de fausses nouvelles peut engendrer des tensions inutiles, des suspicions et un climat de méfiance préjudiciable à la paix sociale », alerte le communiqué.
Dans un contexte politique marqué par la préparation de l’élection présidentielle de 2025, l’Église exhorte particulièrement les acteurs politiques et les leaders d’opinion à privilégier la sérénité, la vérité et le dialogue.
La mission spirituelle de l’Église réaffirmée
En réaction aux spéculations, l’Archidiocèse rappelle que la mission de l’Église catholique demeure « exclusivement spirituelle, pastorale et morale ». Son rôle, insiste-t-il, est d’annoncer l’Évangile, de servir la paix et de défendre la dignité humaine. En aucun cas, l’Église ne saurait être associée à des pratiques contraires à la loi.
Engagement pour la paix et la réconciliation
Au-delà du démenti, l’Archidiocèse d’Abidjan a saisi l’occasion pour réaffirmer son engagement en faveur de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale.
« Face aux nombreux défis que doit relever notre pays et face aux échéances électorales à venir, l’Église continuera de prier et d’agir pour que la Côte d’Ivoire demeure une terre de fraternité, de justice et de paix », conclut l'Abbe Augustin Obrou.
Timothé Guei




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